Un label, c’est un signe apposé sur l’emballage d’un produit qui avise le consommateur que ledit produit respecte un ensemble de critères définis dans un cahier des charges (document officiel du label). L’application des critères du cahier des charges est contrôlée par un organisme indépendant de certification, lui-même reconnu par l’Etat.
Cependant aujourd’hui nous commençons à être envahis de toute part de sigles, labels, certifications pour nous rassurer sur les aliments, les produits textiles, le bois… Mais avec ce foisonnement de labels européens, le risque est grand de perdre les consommateurs qui finissent par confondre voire douter du réel crédit. D’autant plus que de nombreux logos similaires aux labels apparaissent pour tromper les clients.
Eclairage sur les différents labels :
Ecolabel Européen : créé en 1992, c’est le label officiel européen, il est délivré, en France, par AFNOR Certification, organisme certificateur indépendant. Il distingue les produits dont l'impact sur l'environnement est réduit. Les objectifs sont de : "promouvoir la conception, la production, la commercialisation et l’utilisation de produits ayant une incidence moindre sur l’environnement pendant tout leur cycle de vie" et de "mieux informer les consommateurs des incidences qu’ont les produits sur l’environnement, sans pour autant compromettre la sécurité du produit ou des travailleurs, ou influer de manière significative sur les qualités qui rendent le produit propre à l’utilisation". Il est applicable sur tous types de produits et de services.
Eco-cert (Ecologie Certifiée): c’est un organisme qui a été crée en France dans les années 70. Aujourd’hui il regroupe 80 pays dont la France, l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique qui veulent promouvoir une agriculture biologique contre une agriculture chimique trop excessive dont les effets sont néfastes pour l’environnement et catastrophiques pour l’alimentation des populations. Cet organisme indépendant de contrôle délivre aux produits un certificat garantissant le respect rigoureux du cahier des charges sur les procédures de cultures, de conditionnement, de qualité, d’origine et de traçabilité. Il intervient dans divers domaines tels que l’alimentaire, le textile, les cosmétiques, les produits équitables, les produits d’entretien de la maison…
Vous pouvez donc trouver sur un même produit le label AB et Eco-cert.
Oeko-Tex : Le logo "confiance textile » testé selon les normes « Oeko-Tex Standard 100" a été créé en 1992 par la "Commission internationale pour la recherche et les tests dans le domaine de l'écologie textile" (Abrégé Öko-Tex). Ce signet est garant du respect des valeurs limites des polluants suivants : pesticides ; formaldéhyde ; cuivre ; cobalt ; chrome ; 2,4-D et 2,4-T.
Öko-Tex Standard 100 se base seulement sur l'aspect de la protection de la santé au niveau du produit fini. Ce standard n'englobe pas le processus de production, c'est-à-dire qu'il ne tient pas compte, par exemple, des critères écologiques de la plantation/culture, de la transformation de la fibre ou encore des conditions sociales liées au textile. Ainsi aujourd’hui se développe la certification « standart 1000 » qui prend en compte les aspects écologiques (au niveau des matières premières mais aussi du processus de fabrication).
De plus la norme « standart 100 » comporte plusieurs échelons : de la classe I à la classe IV selon l’application du textile (la classe I étant la plus exigeante en terme d’écologie humaine et s’appliquant pour les produits en contact direct avec la peau et ceux destinés aux enfants.)
Voici une liste de composants dangereux pour la santé et pour l’environnement interdits par le cahier des charges Oeko-Tex :
- Le formaldéhyde : il est employé pour la finition des vêtements de haute qualité. Le traitement des textiles avec une résine synthétique à base de formaldéhyde empêche le rétrécissement et diminue le froissement.
- Les métaux lourds peuvent entrer en contact avec les textiles lors du processus de finition, de la lutte anti-parasite ou lors de la teinture.
- Les pesticides ou d'herbicides contenu dans le coton provenant de production conventionnelle n'a été décelé à ce jour. Ces matières, cependant, ne se dégradent que difficilement et seraient encore identifiables après plusieurs générations. Dans ce contexte d'ailleurs, la mention "non toxique" ne signifie pas forcément que le coton a été produit sans pesticides.
- Le pentachlorphénol (PCP) est cancérigène et est de ce fait interdit en Suisse. Les pays les moins développés en font usage pour combattre les taches de moisissure sur les vêtements.
- Les colorants AZO (colorants synthétiques à base d'azote) peuvent être cancérigènes.
Label FSC (Forest Stewardship Council) : créé en 1993 il signale au public un produit correspondant à un cahier des charges clair, transparent et vérifié par des certificateurs indépendants, avec la caution d’une des plus grandes ONG environnementales (le WWF et Greenpeace). Il permet d’identifier le bois et ses produits dérivés ou des produits issus d'une forêt bénéficiant d'une gestion forestière respectant les principes du développement soutenable tels que définis à Rio en juin 1992.
Le FSC est fondé sur le respect systématique et obligatoire de la totalité de dix principes et critères, internationaux. L'écolabel s'applique à toutes les forêts, boisements ou arbres susceptibles de faire l’objet d’une écocertification FSC, des boisements de l’extrême nord à ceux des forêts tropicales, pour la certification d'une bonne gestion forestière.
PEFC : A l’origine, il a été créé par des forestiers européens visant une certification pour la zone paneuropéenne. Ces derniers considéraient le système FSC comme inappropriée au morcellement de la forêt européenne et, par conséquent, trop coûteuse à mettre en oeuvre. En outre, l'intérêt croissant pour la certification d'une gestion forestière durable incluant les aspects sociaux et économique a conduit la plupart des forestiers européens à rechercher une alternative au système FSC, alors que d'autres labels se développaient en Amérique du Nord et en Europe du nord.
Imprim’vert : c’est le label qui certifie une action respectueuse de l’environnement par les imprimeurs. Pour l’obtenir, les imprimeurs doivent s’engager à respecter 3 critères : une bonne gestion des déchets dangereux (cartouches d’encre, chiffons souillés, solvants, etc.), la sécurisation du stockage des liquides dangereux pour éviter les accidents et les risques de pollution, et enfin la non utilisation de produits « toxiques ».
AB : Agriculture Biologique, ce label qui existe depuis 1985 est uniquement français et concerne l’alimentation. Il est détenu par le ministère français de l’agriculture et certifie :
- que l'aliment est composé d’au moins 95 % d’ingrédients issus du mode de production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d’élevage respectueuses des équilibres naturels, de l’environnement et du bien-être animal.
- Le respect de la réglementation en vigueur en France.
- que la certification est placée sous le contrôle d’un organisme agréé par les pouvoirs publics français, répondant à des critères d’indépendance, d’impartialité, de compétence et d’efficacité tels que définis par la norme européenne EN 45011.
A savoir que pour les végétaux, il implique une culture sans produits chimiques de synthèse (engrais, pesticides…), une lutte contre les parasites de manière naturelle et un respect de la biodiversité et des ressources naturelles.
Pour les animaux, il certifie que leur alimentation est d’origine biologique, que les races sont adaptées au milieu dans lequel elles sont élevées et que les animaux sont préservés en bonne santé et disposant d’un espace correspondant à leur besoin.
Attention le terme « naturel » souvent utilisé sur les emballages ne garantit absolument rien sur le produit, ce terme ne faisant l’objet d’aucune réglementation commerciale légale et est appliqué seulement par le fabricant.
Label Cosmébio : pour les cosmétiques écologiques et biologiques, il garantit que l'on trouve au minimum 95% d'ingrédients naturels, au minimum 10% d'ingrédients bio sur le produit fini et 95% d'ingrédients bio sur le total des ingrédients végétaux. Les ingrédients suivants sont interdits: les silicones (polluants), les OGM, les conservateurs de synthèse, les colorants synthétiques, les parfums de synthèse, les ingrédients issus du pétrole. Il y a une tolérance de 5% d'ingrédients de synthèse choisis parmi une liste restrictive. Cette liste comprend la soude (indispensable pour la fabrication des savons) et plusieurs conservateurs. Les procédés de fabrication doivent respecter l'environnement. Les tests sur les animaux sont interdits.
Max havelaar : c’est est une branche de l'association internationale F.L.O. (Fairtrade Labelling Organization). Max Havelaar est actuellement l'un des principaux acteurs du commerce équitable. Selon les pays, ses homologues ont des noms différents: Max Havelaar (France, Suisse, Pays-Bas...), Transfair (Allemagne, Etats-Unis, Canada), Fairtrade (Royaume-Uni, Irlande...). Max Havelaar France met en relation ces marques avec les producteurs et les autres partenaires commerciaux : exportateurs, importateurs… Elle accompagne les entreprises dans leur démarche et cherche à les encourager à renforcer leur engagement.
L'association sensibilise l’opinion publique au commerce équitable par des campagnes de communication pour promouvoir les produits issus des filières certifiées.
Son certificateur, FLO-Cert, vérifie que les critères de FLO (Fairtrade Labelling Organizations), sont respectés dans la fabrication des produits portant le logo. Il contrôle les flux de marchandises sur toute la chaîne. Au Sud, il permet l'accès à un prix minimum garanti qui rémunère de manière équitable et à une plus juste valeur le travail. Grâce à l'octroi d'une prime additionnelle de développement, le commerce équitable sous label Max Havelaar permet la dynamisation d'économies locales souvent marginalisées par le commerce international et oubliées des politiques publiques.
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